11.03.2012

Ment songes... et vers ité !

L'honnêteté ne paie pas,

formatée, elle étouffe.

Le mensonge fait loi.

 

Le miton, l’esbroufe,

pour la forme, toujours,

toutes vérités bouffent.

 

Y compris en Amour,

le vrai toujours gris,

ni sexy, ni glamour,

 

sous pression rougit.

Formaté sans nuance,

il s'excuse et fuit.

 

Il sent le rance,

ne flatte pas, mais...

toujours devance..

 

celui qui le fuyait.

Celui-ci, dos au mur,

accablé, l'air niais,

 

s'offusque – c'est dur –

d'être enfin démasqué.

Apparences si pures...

 

soigneusement lustrées,

tellement conformes,

aux mensonges loués.

 

Esclave des normes,

l'humanité s'estompe...

et le réel déforme,

 

le pousse dans la tombe.

Et ainsi nous vivons,

insensibles aux bombes.

 

Sombres troufions,

larbins de nos angoisses,

les yeux nous baissons.

 

Nos vérités, ces poisses,

dans des cases, amputées,

à l'abri des crasses,

 

des regards protégées,

comme autant de hontes,

inconsciemment rangées.

 

En nous rassurant,

nous nous détruisons.

Mais pourtant...

 

Je me plais à rêver...

d'un monde débarrassé,

de nos oeillères, de nos biais !

 

Une vie de franchise,

sans défiance, sans méprise,

du mensonge sans emprise.

 

Ne plus craindre d'être soi,

redouter qu'il soit lui,

de l'humain faire un roi.

 

Que la vérité fasse loi !

24.01.2012

Prose d'un soir. Bonsoir !

 

Ah ces mélodies silencieuses...

que chantent nos espoirs...

que dansent nos nostalgies...

qu'écoutent nos démons...

un sourire aux lèvres.

 

Si seulement nous pouvions être – juste un peu – ce que nous aurions aimé être.

Plaider nos avenirs devant un juge débonnaire...

Entendre les étoiles nous dire que nous leur appartenons...

Et les croire !

 

Plutôt que de nous lester,

Plutôt que d'envier,

Plutôt que de payer,

 

Rêver éveillés, sans peur ni reproche d'une réalité moqueuse.

Respecter nos folies, nos humanités divines.

Les aimer tant que nous les devenons,

Les partager, les nourrir, les fusionner.

 

Et qu'au bout du chemin, elles redeviennent une.