24.01.2012

Une deuxième question

On débat âprement du droit de vote des étrangers à l'échelon communal.

A défaut de vous faire part de mon avis (je suis pour pour pour ! Oups. ), je tenterai de reformuler les termes de la question.

La différene entre un étranger résidant et payant ses impôts en Suisse et un Suisse de souche réside dans l'enracinement (au sens large) du second à notre territoire, contrairement au premier qui est enraciné ailleurs. Or, je m'avance assez peu en affirmant que naître sur notre territoire relève d'un immense privilège à l'échelle du globe. Nous, Suisses de naissance, fils de suisses, avons - en principe - gagné le gros lot sans rien faire pour le mériter.

Les étrangers, eux, ne prennent pas de majuscule, ont  souvent du payer très cher pour venir (et pas qu'en argent), ont du franchir mille obstacles pour rester, résister aux tentations, aux vexations, aux préjugés pour finalement s'intégrer à notre tissus socio-économique. Et lorsqu'ils résident chez nous depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies, lorsqu'ils y travaillent honnêtement, y payent des impôts, il devient difficile de leur dénier un certain mérite.

Bien entendu, des exceptions existent dans chaque catégorie.

La question de fond est donc selon moi la suivante:

Le privilège du sol justifie-t-il per se les privilèges de voter, d'élir et d'être élu ?

Bises à tous !

 

Inspirations:

http://hehrsam.blog.tdg.ch/archive/2012/01/24/la-constituante-et-le-vote-des-etrangers.html

http://resistanceetouverture.blog.tdg.ch/archive/2012/01/24/une-petite-avancee-en-matiere-des-droits-politiques.html