04.05.2012

Souffrons donc qu'on nous mente !

On parle bien peu de vérité, je trouve.

J'ai l'étrange impression que nous avons baissé les bras dans cette quête essentielle pour l'être humain qu'est la recherche de la vérité. C'est pourtant notamment notre volonté de comprendre, au delà des perceptions sensorielles que nous en avons, la nature réelle des choses - leur "vraie nature" - qui nous distingue des animaux.

Cette recherche du vrai peut se combiner en de multiples méthodes (empirique, théorique, analytique, statistique, probabiliste) et se rattacher à de multiples domaines (sciences dures, humaines, économiques, juridiques) soumis à des facteurs aléatoires plus ou moins nombreux et/ou relevants.

La science politique est probablement le domaine le plus tributaire de ces facteurs aléatoires, mais aussi le plus importante dès lors qu'il détermine, ne serait-ce qu'indirectement, les moyens (humains, éthiques, financiers) alloués aux autres domaines.

La question de la méthode est dès lors cruciale à deux niveaux : d'une part, la recherche de vérité factuelle, destinée à dresser un portrait objectif de la situation en un temps T et d'autre part, la recherche de la vérité réactionnelle destinée à limiter, à terme, l'impact des problèmes que pose cette situation.

Prenons un exemple : la question migratoire (à mes yeux).


1. La vérité factuelle

Aujourd'hui, nous pouvons constater que la politique migratoire est tributaire des contingences suivantes : il n'est pas possible d’accueillir plus d'un certain nombre d'immigrants sur un territoire donné. Nous avons donc besoin de règles permettant de limiter l'afflux d'immigrants, de manière à le rendre compatible avec les limites physiques et sociales d'un territoire donné. Pour être crédibles, ces règles doivent pouvoir être appliquées, ce qui implique que les décisions prises en vertu de ces règles puissent être exécutées.

L'exécution de ces règles pose toutefois des problèmes. D'une part, la question migratoire souffre d'une contingence évidente : la pression migratoire est le résultat naturel, inévitable, d'une forte disparité des richesses matérielles, couplée à une forme quasi-publicitaire d'encouragement médiatique à en accumuler le plus possible, le plus vite possible. La recherche de la vérité en matière migratoire ne peut occulter ce qui précède à des fins électoraliste si des solutions viables veulent réellement être trouvées.

D'aucuns justifient nos positions actuelles par le fait qu'elles « ne sont pas pires qu'ailleurs ». Certes, mais notre situation socio-économique est largement meilleure qu'ailleurs, ce qui accroit notre responsabilité face à la question migratoire et à sa dérive répressive, qui fait de la condition même d'étranger une présomption de culpabilité qui rejaillit sur les innocents, sans pour autant faire baisser les statistiques de la criminalité, au contraire.

Aussi, quelques cas injustes et/ou non suivi d'effets ne peuvent être tolérés si nous prétendons à l'élaboration d'une
vérité réactionnelle adéquate et à la mesure de la qualité de nos institutions.


A cet égard, il faut être conscient que les solutions actuelles ne conviennent pas. Elles ne les protègent pas plus qu'elles ne nous protègent. Elles ne sont ni claires ni dissuasives, entretiennent pourtant des discriminations non justifiées, et partant, sont difficiles à appliquer.


2. La vérité réactionnelle

On l'a vu, cette vérité réactionnelle doit tenir compte de la pression migratoire exercée sur les étrangers. Elle doit donc opposer des leviers à cette pression, qui doivent pouvoir être exercés dans le cadre des politiques intérieures et extérieures.

Il est donc nécessaire d'élaborer de nouvelles règles fortes et créatives pour faire face à ce phénomène naturel, de la manière la plus juste et humaine possible. Je risque quelques pistes.

Dans les pays de provenance:

  • Il faut décourager l'émigration (dont il faut rappeler qu'elle implique également une fuite des cerveaux) en expliquant clairement les conditions à remplir pour pouvoir immigrer et s'intégrer chez nous sans encourir de sanction. Il faut insister sur la nécessité de fournir des preuves documentaires strictes et non-équivoques. Il faut malheureusement aussi évoquer la mauvaise réputation dont ils jouissent chez nous. Il faut souligner que faut d'autorisation de séjour valables, ils encourent la détention administrative. Ils s'exposent à la tentation de la criminalité pour rembourser les lourds coûts (y compris humains) de leur voyage. Tout cela doit leur être expliqué.
  • Bien entendu, l'aide au développement doit être maintenue, voire même augmentée.

Chez nous:

  • Il faut être conscient de ce qu'ils ont vécu, enduré, de ce qui les a poussé à quitter familles et repères pour venir tenter leur chance ici. Il faut être conscient aussi de ce qu'ils peuvent nous apporter : une farouche volonté de s'en sortir, d'améliorer leur condition et celle de leurs famille, une volonté de travail évidente, une formidable opportunité d'enrichissement mutuel.

 

  • Il faut dès lors être conscient que les conditions de leur séjour en attente de renvoi sont insatisfaisantes, dès lors qu'elle ne leur offrent parfois aucune autre perspective que la criminalité. Or, cela tombe bien, notre région est en panne d'infrastructures et a donc besoin de travailleurs non-qualifiés et disposés à travailler à des conditions avantageuses : nous devons construire des logements, des ponts (ou des tunnels, mais je préfèrerais un joli pont), des voies ferroviaires (entre Genève et Lausanne, un simple exemple...) que nous pourrions en partie partager avec les migrants, comme nous l'avons fait avec les Italiens, les Portugais et les Espagnols en leiur temps. Aurons-nous besoin d'une autre guerre mondiale pour le faire ? Vu le coût élevé du travail des résidents, il y a peut-être quelque chose à creuser également en matière de compétitivité économique...
  • Bien entendu, il faut être conscients que nous ne pouvons pas les accueillir tous, pour notre bien et pour le leur. Le Nord n'a pas vocation à vider le Sud. Le nord n'a pas non plus vocation à tolérer tous les comportements. La justice pénale et administrative doit donc être mieux coordonnée, les infrastructures de détention administratives repensées, les règles clarifiées.
  • Cela étant, faut être conscient que la formation de ceux qui, en bout de chaine, doivent concrètement faire exécuter ces solutions – en d'autres termes procéder au renvoi, parfois forcé – est parfois insuffisante. Le dédain côtoie la défiance de part et d'autre de l'autorité. L'incompréhension mutuelle brise les ponts, rend encore trop souvent les causes et les conséquences du renvoi injustes et même tragique. Il faut donc améliorer la formation, favoriser le contact humain, la discussion, la compréhension des enjeux des uns et des autres, la psychologie des intervenants.

Cela implique quelques investissements, mais surtout des optimisations. Nous sommes encore relativement riches et on n'a rien sans rien, sans compter que quelques retombées financières potentielles pourraient bien nous surprendre, à terme et à condition de jouer juste.

***

Voila ma vérité sur la question migratoire. Elle n'est pas LA vérité, mais conjointement à la vôtre, à la leur, elle peut s'affiner, s'en rapprocher. Sans cette nécessaire recherche conjointe de vérité, on n'avancera à rien.

Or, je constate aujourd'hui dans quelques articles que, pour prendre l'exemple de notre voisin hexagonal, le mensonge manifeste et vérifiable dans le discours politique ne semble choquer personne. Peu importe celui qui en débite le moins, on préfèrera « l'énergie » ou « le charisme » de l'autre. De l'avis général, Bayrou était celui dont le discours et les projets étaient les plus réalistes, les plus conformes à la vérité. Et pourtant, le peuple français à, en conscience, choisi de voter pour ceux qui s'en éloignaient.

En matière de science politique, aujourd'hui, le mensonge fait donc loi. Et la France n'a pas le monopole. Chez nous, il n'est pas une grande formation politique qui ne nous abreuve de raports partisans, de statistiques tronquées ou biaisées, voir même, lorsqu'on se rapproche des extrêmes, de mensonges évidents. Je suis choqué que rien (ou si peu) ne soit entrepris pour donner aux citoyens des informations objectives, suffisantes, de nature à éclairer leurs choix.

Comment en sommes-nous arrivé là ?


Bises à tous !

 

 

25.04.2012

Meck Serono: quelques observations...

 

Le cadre général

Visiblement, nous n'avons pas d'autre choix que de maintenir, voire d'améliorer la compétitivité de notre Canton (voire de notre pays) pour contre-balancer les effets du franc fort. Aussi pénible et injuste soit-elle, il serait irresponsable de faire fi de la réalité économique mondiale, dont notre petite Suisse et ses habitants sont fortement tributaires.

Dans le domaine pharmaceutique en particulier, on ne peut ignorer la quantité de temps (10 ans environ) et d'argent (près d'un milliard) nécessaires pour développer de nouvelles molécules efficaces et rentables. Ces contingences incitent les grandes pharmas à séduire les investisseurs, soit les actionnaires (lesquels sont aussi des fonds de pensions, et pas seulement de vils spéculateurs), en leur offrant des dividendes intéressants. Telle est la réalité d'une entreprise, pharmaceutique en particulier. On peut en penser ce qu'on veut, mais on ne peut pas en faire abstraction à des fins purement idéologiques.

Si l'on veut conserver sur notre territoire les grandes entreprises de biotechnologie et les emplois qu'elles génèrent, nous ne pouvons dès lors faire l'économie d'un cadre fiscal et institutionnel favorable, voire particulièrement favorable, compte tenu de la concurrence mondiale. Par conséquent, pas question, à mon sens, d'imposer davantage les entreprises.

A cet égard, j'ai l'impression que le PS loupe le coche, lorsqu'il préconise aveuglément l'augmentation de l'imposition des sociétés.

Ce qui précède ne doit en revanche pas conduire à l'immobilisme politique fréquemment et complaisamment préconisé par le PLR et le PDC, bien au contraire. Si l'initiative du PLR tendant à lutter contre la bureaucratie inutile va probablement dans le bon sens (celui de l'attractivité et de l'efficience administrative), ce parti ne saurait se réfugier derrière cette seule proposition pour s'exonérer de toute autre réflexion.


Les conséquences immédiates et l'attitude à adopter dans une perspective d'avenir

Plusieurs centaines d'employés se trouvent aujourd'hui sur le carreau à la suite d'une décision prise par une société étrangère au sujet d'une filiale rentable et profitable (quoiqu'en régression et aux perspectives incertaines, j'y reviendrai).

On a beaucoup entendu que peu de « passerelles » (je parlerais plutôt de « leviers ») permettent à l'Etat d'imposer des plans sociaux aux entreprises, bénéficiaires de surcroît, qui décident de se re-localiser hors de Suisse en licenciant son personnel en masse.

Néanmoins et pour autant que le cadre institutionnel et fiscal demeure attractif (ce qui implique visiblement encore quelques progrès en termes de pragmatisme, v. ci-dessus), il ne serait peut-être pas inutile de réfléchir à des modifications législatives permettant de pallier à cette absence de levier.

Or, il s'agit là d'une problématique difficile, dès lors que toute mesure ressemblant de près ou de loin à de l'interventionnisme, voire à du protectionnisme, est susceptible d'avoir des conséquences difficilement maîtrisables en termes d'attractivité et donc, d'emploi.

Je me garderai par conséquent d'esquisser ici les contours d'une solution globale, dont l'élaboration nécessite une concertation et des compétences auxquelles ne n'ai pas la prétention de pouvoir me substituer. L'affaire Merck Serono doit toutefois nous inciter à réfléchir sur la question, sans complaisance, aux fins d'élaborer des gardes-fou adaptés.

Ce qui précède devrait inciter nos dirigeants à organiser une concertation d'urgence et à laisser de côté leurs divergences idéologiques. Force est malheureusement de constater que tel ne semble pas encore être leur intention.

 

Les solutions concrètes pour aujourd'hui

De manière plus immédiate, Laurent Seydoux suggérait à juste titre sur le plateau de Pascal Décaillet que les actifs (humains et matériels) de Merck Serono pourraient désormais être valorisés au sein d'incubateurs, d'entreprises bio-tech de taille plus modeste. Il souligne à cet égard que la majorité des nouvelles molécules voient le jour dans ces incubateurs, lesquels sont donc l'avenir de l'industrie pharmaceutique.

Il serait toutefois naïf de penser qu'une telle réaffectation puisse avoir lieu du jour au lendemain.

Le Conseil d'Etat doit ainsi mettre toute son énergie dans la perspective de favoriser le reclassement des ex-employés de Merck Serono au sein de telles structures, respectivement d'en encourager la création par un dialogue constructifs avec les parties-prenantes du secteur privé, lesquelles sont susceptibles de faire bon usage des infrastructures désormais désertées par Merck Serono.

 

Une reflexion personnelle

En 2006, Ernesto Bertarelli a vendu Serono à Merkt, réalisant ainsi un profit de 16 milliards de francs. Mais qu'a-t-il réellement vendu ?

Serono était une entreprise pharmaceutique certes rentable, mais ne disposant pas dans ses actifs de solutions viables pour assurer la relève de sa molécule phare, le « Rebif », respectivement pour diversifier ses sources de profit. S'il est toujours plus facile d'être intelligent a posteriori, l'on ne pouvait pas ignorer que cette absence de perspective était susceptible d'avoir des conséquences à moyen-terme, soit celles que l'on connaît aujourd'hui.

Pierre-François Unger déclarait en effet à Pascal Décaillet que cette problématique et ses conséquences potentielles étaient connues depuis longtemps de nos autorités politiques. Je laisse aux autres le soin de jeter les pierres qui leurs chantent.

Je m'interroge toutefois sur la possibilité, lorsqu'une entreprise suisse d'une certaine taille, rentable et bénéficiaire de surcroît, est revendue par un actionnaire majoritaire à une société étrangère, de prévoir la création d'un fonds constitué par un pourcentage du prix perçu par le vendeur, libérable à une certaine échéance et selon certaines conditions (pérennité assurée de l'entreprise vendue, vérifiable à l'échéance par un audit), dans la perspective d'amoindrir les conséquences d'une éventuelle fermeture.

Sur 16 milliards de profit, le prélèvement d'un milliard (soit nettement moins de 10% du produit de la vente) me semble ainsi à même de soulager les caisses de chômage confrontées à un afflux massif de demandeurs d'emploi.

Priver conditionnellement Monsieur Bertarelli de 10% de son confortable bénéfice sur la revente de sa société ne me semble pas être une atteinte disproportionnée à son intérêt privé, soit la protection de sa liberté économique, eu égard aux intérêts privés des employés licenciés et à l'intérêt public à ne pas payer, via les Caisses de chômage, pour les erreurs de gestion passées et présentes des grandes entreprises privées.

Je note en passant qu'à teneur de notre législation actuelle, les sociétés anonymes sont tenues d'affecter une partie de leurs bénéfices à des réserves obligatoires.Dans le cadre d'une revente, avec profits, d'une entreprise suisse à un repreneur étranger, la constitution d'un fonds, une sorte de plan social préventif, ne me semble dès lors pas incompatible avec l'esprit de nos lois actuelles.

Cette solution est d'autant plus pertinente que, comme on l'a vu, les carences dans la gestion de Merck Serono – et probablement de Serono avant elle – en matière de recherche et développement étaient parfaitement identifiables et leurs conséquences prévisibles, de sorte que la responsabilisation des acteurs économiques doit être davantage assurée.

Je ne suis pas aveugle, il est trop tard pour qu'une telle solution puisse répondre à la situation actuelle. Elle me semble toutefois digne de réflexion pour l'avenir. Ne dit-on pas que gouverner, c'est prévoir ?

 

Les réactions politiques observées à ce jour

Sans surprise, le PS s'attaque aveuglément aux multinationales et réclament davantage d'impôts. Sans surprise, le PLR reproche aveuglément au PS de prôner des solutions risquant d'affaiblir notre économie. Sans surprise, le MCG nous fait croire qu'il est possible d'imposer un plan social à Merck Serono, au mépris de la réalité des rapports entre public et privé. Sans surprise, le PDC se contente de ne pas trop se mouiller et pointe précisément du doigt la complexité desdits rapports, tout en réaffirmant son indignation face à l'attitude expéditive de Merck KgaA.

Une lueur d'espoir tout de même : Laurent Seydoux est le seul a avoir fait preuve d'une attitude constructive, courageuse et pragmatique et évoquant l'essor des incubateurs de petites bio-tech, susceptible d'intégrer les employés licenciés par Merck Serono et les efforts à entreprendre par le Conseil d'Etat afin de favoriser cette solution.

Alors bien sûr, il est le seul à n'avoir tapé sur personne. Il est le seul a ne pas s'être borné à chercher des coupables. Il est le seul à ne pas s'être arc-bouté sur des solutions toutes faites et impraticables. En d'autres termes, il est le seul à n'avoir pas fait d'électoralisme, mais à s'être préoccupé de trouver des solutions concrètes.

***

J'invite ceux qui me liront à réfléchir à ce qui précède lorsqu'ils éliront leur prochain Conseiller d'Etat. Et bien sur, si vous pensez que je suis à côté de la plaque, n'hésitez pas à m'expliquer pourquoi !

Bises à tous !

09.01.2012

Les petits bravos du jour: Blocher

Mon premier bravo va pour le bouc nain. Qui l'eut cru ?!

En tirant à l'arme lourde sur la tête de la BNS, le vieux Chris diffère le relèvement du plancher CHF / EUR à 1.30. L'exportation en souffre, l'emploi en souffre et la situation offre un argument électoral en or pour... l'UDC: lutter contre les manipulations de cours par les plus hautes autorités financières du pays. Une autoroute que bien des partisans d'extrême gauche seraient tentés d'emprunter. Et tant qu'on y est, ils pourraient aussi vouloir emprunter celle de l'élection du CF par le peuple. Une grande avancée pour la démocratie...

Bref, après la prétendue gabegie de l'UDC aux dernières élections fédérales, les têtes pensantes de l'UDC Zürichoise mettent sur pied un plan à long terme, bien populiste à souhait, à l'insu de leurs collègues plus modérés. Et vu la difficulté des autres partis à se mobiliser pour parer les assauts du populisme dans le paysage politique, le peuple risque bien d'être convaincu par le stratagème blochérien... une fois de plus.

Projetons-nous dans... disons 3 ans. Vue la débandade de la zone euro, l'euro-scepticisme remporte un succès croissant en Suisse. En raison de l'inértie entretenue par les magnigances UDC dans le pouvoir décisionnel de la BNS, on conserve un franc fort, pénalisant les industries exportatrices, mais permettant à celles qui le souhaitent de délocaliser à vil prix à l'étranger.

Les milliardaires qui financent l'UDC sont aux anges: ils délocalisent, augmentent leurs dividendes, tout en tapant sur l'Europe pour expliquer aux masses qu'elle est responsable de tous leurs maux. On connaît la suite. Le peuple vote l'élection du CF par le peuple  (histoire de "renforcer" la démocratie), ce qu'il est parfaitement capable de faire lorsqu'on se retourne sur deux dernières votations fédérales qui ont... disons... défrayé la chronique et n'ont pas amélioré l'image de la Suisse dans le monde, du moins hors des cercles d'extrême droite. Et faut-il rappeler la force de frappe médiatique, publicitaire de l'UDC ?

Bref: 2015, 2 conseiller fédéraux UDC au pouvoir ad vitam aeternam, des très très riches encore nettement plus riches, un discours populiste bien rôdé pour convaincre les pauvres de continuer à se tirer des balles (à l'arme de service) dans le pied, une réputation en chute libre au delà de nos frontières... Voilà comment l'UDC pourrait réaliser sa quadrature du cercle en 3 ans.

Tout ça n'était heureusement qu'un cauchemarre... Mais un grand bravo au vieux Chris pour avoir réussi à me mettre une pétoche pareille !

Bises à tous,

K. Rappard.

Source d'inspiration:

http://letemps.ch/Page/Uuid/6db94476-3a33-11e1-a708-56fa3f0f2ead|0