18.01.2012

Une seule question.

J'observe autour de moi que la question de la légitimité à s'indigner se pose de plus en plus souvent.

On repprochera ainsi régulièrement à un privilégié de dénoncer des problèmes de société qui, de par son niveau social, ne le touchent pas - ou alors qu'indirectement. Ledit privilégié sera ainsi décrédibilisé par l'aposition de deux étiquettes fort peu reluisantes par les temps qui courent: bobo démago.

On lui dira que plutôt que de s'indigner, il ferait mieux de se montrer reconnaissant pour ce qu'il a; que d'autres n'ont pas. On lui dira de s'engager en politique, plutôt que d'exposer hors cadre son inquiétude. On lui dira que faute d'un tel engagement, il ferait mieux de se taire.

Existerait-il une obligation tacite, forte d'une certaine conception de la cohérence entre ce qu'on est et ce qu'on dit, de veiller à ajuster précisément ce qu'on dit sur ce qu'on est, ou alors de se taire ? Est-ce là une limite tacite de la liberté d'expression ?

En d'autres termes: est-il légitime de s'inquiéter pour ceux qui ne nous ressemblent pas ?

Bises à tous !

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